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Les 16 habitudes et mesures que les français devraient copier sur les slovènes

 

1 Le kavalir, un taxi électrique gratuit

En plus d’avoir eu l’excellente idée de rendre le centre-ville de Ljubljana totalement piéton, la mairie de Ljubljana a eu une autre bonne idée : rajouter trois taxis électriques gratuits utilisables par tous et notamment par les personnes handicapés, âgées ou celles qui ont du mal à marcher. Il suffit d’appeler le kavalir avec son portable, de fixer un point de rendez-vous et le chauffeur rapplique illico. Vous croiserez surement un kavalir pendant votre visite de Ljubljana.

+386 (0)31/666 331 ou +386 (0)31/666 332.

2 Les restaurants traditionnels pas chers dans la campagne

Si vous vous aventurez dans la campagne et les montagnes slovènes, vous êtes certains de trouver tous les 5 ou 8 km, une Gostilna (auberge traditionnelle slovène). On y mange à toute heure de la journée des plats toujours copieux et souvent pas chers. Ainsi, pour de nombreux slovènes, une sortie dans la nature slovène s’accompagne souvent d’un bon et copieux repas dans une Gostilna, une habitude vraiment sympa qu’il serait difficile et onéreux de réaliser en France.

3 Grouper les jours fériés par deux

Je ne sais pas exactement comment les slovènes s’y sont pris mais le résultat est là. La plupart de leurs jours fériés fonctionnent par deux. Les 24 et 25 décembre sont fériés, le 31 octobre et le 1er novembre ou les 1 et 2 mai. Ces regroupements permettent de faire des breaks sympas (Les slovènes partent notamment en Croatie ou en famille pendant ces ponts). Seul hic, l’année où ces deux jours fériés tombent un samedi et un dimanche, on perd deux jours fériés d’un coup. La liste des jours fériés slovènes est ici.

4 Le demi-litre de bière à 2€ et le café à 1€

Les prix aux terrasses des cafés slovènes sont bas (même pour les slovènes) ce qui a permis de créer une café-culture très forte. Les slovènes sont nombreux à se retrouver plusieurs fois par semaine entre amis dans un café ou en terrasse dès que la température dépasse les 13-14°. Les cafés ne sont jamais cantonnés au centre-ville puisque dès qu’il y a trois immeubles, vous pouvez être certain qu’il y a aussi un café en bas d’un des immeubles. Loin d’être un repaire d’alcooliques ou de parieurs PMU, presque tous les habitants de l’immeuble fréquentent ce café, discutent et ainsi se connaissent. Les mamans y vont aussi toutes avec leurs poussettes (Rappel : Elles bénéficient d’un congé maternité d’un an et finissent donc par s’ennuyer un peu chez elles !). Les slovènes n’ont donc pas besoin de notre burlesque fête annuelle des voisins pour se rencontrer entre voisins.

5 Le feu orange avant le feu vert

Avant de passer au vert, un feu slovène passe au orange ce qui permet de se préparer calmement et de démarrer sans stress. Dans les faits, les slovènes démarrent le pied au plancher façon mâle viril des Balkans, ce qui n’est pas si bien que ça. Il faudrait donc reprendre cette idée de feu orange mais avec un démarrage calme et doux à la française.

6 Les navettes de l’aéroport LJ vers chez vous pour 9€

Des petites camionnettes vous transportent de Ljubljana à n’importe quelle adresse dans Ljubljana. Un service simple, rapide, peu cher et efficace qui devraient exister dans tous les aéroports de la planète. Ces navettes taxis coûtent moins chers que le billet du RER B glauque et tout pourri à 10€ qui vous amène de Roissy CDG au centre de Paris.

7 L’organisation de centaines de petits spectacles dans Ljubljana

Si le centre-ville de Ljubljana est aussi vivant l’été, c’est grâce à l’organisation de centaines de petits spectacles dans le centre-ville. La mairie de Ljubljana ne lésine pas sur l’huile de coude et pendant la période estivale, elle passe son temps à monter et démonter des scènes. Chaque école de danse, de musique, de théâtre… réalise son petit spectacle dans le centre ce qui lui donne une très agréable ambiance festive et familiale.  Les choses semblent plus simples à organiser en Slovénie (moins d’assurances probablement et de vols de matériel aussi). J’en profite pour rappeler ici que plus vous vous enfoncer dans les Balkans, moins vous avez de panneaux d’interdiction et de contraintes (assurances, principe de précaution…). La vie y est plus simple si on ne considère que ce côté-là.

8 Faire du sport, beaucoup de sport

34% des français ne pratiquent aucun sport contre 22% des slovènes. Les slovènes sont une nation de sportifs. Il faut dire que leur pays, leur capitale et leurs horaires de travail s’y prêtent parfaitement. Les grandes forêts de Ljubljana permettent notamment de partir randonner ou de courir après le boulot. Il y a même un stade de compétition de canoë-kayak à côté du périph de Ljubljana. Le pays permet de pratiquer tous les sports possibles malgré sa petite taille.

9 Un taux de délinquance très bas

En Slovénie, les taux d’agression et de délinquance restent très bas ce qui facilite grandement la vie quotidienne. Un exemple : Les chaises et les tables des terrasses restent dehors la nuit. A Ljubljana, personne ne semble stressé à l’idée de se faire agresser au distributeur de billets ou de se faire arracher son SmartPhone, sa chaîne en or ou son sac, aucun rassemblement festif ne tourne à l’émeute et aucun groupe de jeunes ne descend en ville pour chercher les embrouilles lors d’une des nombreuses grandes fêtes en extérieur, presque aucun  policier ne surveille le centre-ville de Ljubljana, les jeunes-filles ne sont pas particulièrement stressées lorsqu’elles marchent seules à 4 heures du matin dans Ljubljana, pas de plan vigipirate, etc. Les slovènes n’ont pas besoin d’un plan anti-harcèlement dans les transports car le harcèlement de rue est beaucoup moins fréquent, voir quasi-inexistant. Tout cela rend la vie quotidienne beaucoup plus simple, bien plus agréable et permet à Ljubljana d’organiser de nombreuses fêtes ou concerts en plein air avec un service d’ordre souvent inexistant.

10 Les pistes cyclables sur les trottoirs

Toutes les pistes cyclables de Ljubljana sont sur un trottoir. Et de ce côté-là, Ljubljana a été visionnaire. A la fin des années 60 et au début des années 70, la ville a regardé du côté de Copenhague et a copié ses pistes cyclables larges et protégées. 40 km de pistes cyclables ont été construites et elles sont toujours là. Les piétons les respectent et font attention à ne pas marcher dessus. Cette mesure d’autant plus utile que les automobilistes slovènes ne sont pas les champions d’Europe du respect des cyclistes. 10% des conducteurs slovènes ne respectent pas la distance de sécurité et passent beaucoup trop prêts des cyclistes. Bilan, on circule en vélo à Ljubljana presque en toute sécurité et aussi rapidement qu’en voiture.

11 Les bons étudiants au restaurant

Cette subvention très originale permet aux étudiants slovènes de mener la grande vie pendant toutes leurs études. Au lieu de financer des restaurants universitaires et les repas qui y sont servis, le gouvernement slovène a choisi de subventionner des menus étudiants dans les restaurants. En semaine, plus des deux tiers des restaurants de Ljubljana proposent donc ces menus étudiants à prix modiques. Pour un menu trois plats et une salade, les étudiants slovènes ne règlent qu’une poignée d’euros. Afin de bénéficier illico de la subvention, ils règlent avec une application sur leur téléphone. A mes yeux, cette mesure est un vrai succès. Le midi, les restaurants slovènes sont remplis d’étudiants et c’est notamment grâce à ces étudiants que nombre d’établissements n’ont pas périclité pendant la dure crise qu’a traversé récemment la Slovénie.

Il s’agit d’une mesure dont Nicolas Sarkozy aurait pu s’inspirer lorsqu’il a passé la TVA à 5,5% dans la restauration. Les bons étudiants permettent de soutenir le secteur de la restauration et une fois que les étudiants rentrent dans la vie active, ils continuent d’aller régulièrement au restaurant car l’habitude est prise. Ils vont continuer de fréquenter les bonnes adresses qu’ils connaissent. Seul bémol, la vie des étudiants slovènes est un peu trop douce et c’est une des raisons pour lesquelles les jeunes slovènes ont énormément de mal à terminer leurs études.

12 Le congé maternité de un an

Une mesure étonnante vue de France, les mamans slovènes bénéficient d’un an de congé maternité ! C’est pour cette raison, qu’en semaine, vous verrez plus de mamans avec des poussettes dans Ljubljana qu’en France (Ensuite, le dimanche, ce sont les papas slovènes qui poussent les poussettes, souvent seuls). Le taux de fécondité slovène – 1.58 – est plus faible que le taux français – 2.00. Cette mesure slovène intéressante ne booste donc pas pour autant le taux de natalité en Slovénie (Mon sentiment est qu’une allocation familiale plus élevée et un congé maternité plus court donnerait de meilleurs résultats ici).

Ce manque de fertilité va bientôt poser un gros problème car les slovènes ne sont que deux millions et ils ne sont pas du tout enclins, prêts ou préparés à accepter une immigration importante sur leur territoire. Ils regardent déjà de haut les Čefur (terme péjoratif utilisé pour désigner les immigrés venant des pays de l’ex-yougoslavie et leurs descendants : bosniaques, macédoniens…) dont ils ne sont pourtant pas si éloignés culturellement, aussi je ne les imagine pas du tout accueillir en nombre des immigrés qui viendraient de pays plus lointains.

13 Créer une association pour gérer tous les refuges de montagne

Créé en 1873, l’association alpine slovène (Planinska zveza Slovenije) gère plus d’une centaine de refuges et d’auberges de montagne répartis sur tout le territoire slovène. Cette association est à but non lucratif. C’est ainsi que les prix dans les restaurants d’altitude restent bas et que tous les randonneurs slovènes ont les moyens de s’y restaurer. Lorsque les slovènes partent en montagne, ils n’emmènent jamais de sandwichs. Ils mangent des soupes (Jota, Ricet, Pasulj) et des plats traditionnels dans une de ces nombreuses auberges d’altitudes. Elles sont très agréables car elles ont su garder leur authenticité (gros poêle, grands bancs en bois…). Vous devez absolument goûter à cette atmosphère typique pendant votre séjour slovène.

14 Le barbecue qui dure tout l’après-midi et la soirée

Voici une habitude slovène qui peut sembler simple mais qui se révèle très pratique. Lorsque les slovènes fêtent leur anniversaire ou font une fête chez eux, ils organisent souvent un barbecue dans leur jardin. Contrairement à la France où il faut arriver à une heure précise pour prendre part au barbecue, en Slovénie, on arrive quand on peut et quand on veut.

Des grillades (cevapcici) seront servies par fournée tout l’après-midi et jusqu’au milieu de la nuit. Une fête slovène BBQ commence souvent vers 13-14h et se termine tard dans la nuit. Ainsi, ceux qui ont des enfants viennent par exemple après la sieste et repartent vers 18-19h, ceux qui sont partis randonner tôt le matin en montagne n’arriveront que vers 16h, ceux qui sont invité ailleurs le soir repartent à 18h, ceux qui s’ennuient partent dès qu’ils le souhaitent, etc. Bref, chacun des invités vient quand il veut, aussi longtemps qu’il le souhaite et repart à sa guise. Une flexibilité qui permet à chacun de planifier les activités dont il avait envie dans sa journée et à l’hôte de passer plus de temps avec chacun des invités car la fête est plus longue.

15 Se protéger de la mondialisation

Jusqu’ici, les slovènes ont plutôt bien réussi à se protéger de la mondialisation et à garder leurs traditions. Il ne s’agit pas d’une volonté nationale ferme car, abreuvés de films et de talkshow américains, nombre de slovènes sont en partie attirés par les sirènes du american way of life et la surconsommation. Heureusement, des caractéristiques intrinsèques à la Slovénie la protège de changements trop rapides. Au premier desquelles, la petite taille du pays qui a découragé quelques multinationales de s’implanter (En Slovénie, pas d’amazon.si, pas de ventes privées, pas d’Euromillion, pas de Starbucks, pas de stands ben& jerry’s…).

Implanter une nouveauté dans les magasins slovènes est plutôt compliqué. Les managers slovènes ont tendance à se contenter de ce qui marche déjà et ne se lancent que quand ils voient que ça marche fort en Slovénie chez un concurrent. La petite corruption et la grande protègent aussi la Slovénie d’intrusions extérieures. Pour gagner un nouveau client B2B, graisser la patte du décideur reste une pratique courante (Il peut s’agir de seulement quelques centaines d’euros pour influencer le choix de prestataire d’un manager).

Dernier point, les slovènes ont souvent l’impression que les occidentaux sont très riches et gonflent leurs prix lorsque ceux-ci veulent acheter un bien immobilier. Les russes en font aussi les frais. Ils viennent pour acheter en Slovénie et repartent souvent bredouilles car précédés de leur réputation de milliardaires-oligarques. Dès que le vendeur slovène sait que l’acheteur est russe, il ne concédera souvent aucune réduction sur son prix de son annonce pourtant décorrélé du marché car il a dans la tête que « les russes sont très riches ». Bilan, les russes repartent sans rien  et certains iront finalement acheter un bien immobilier dans la Carinthie voisine (sud de l’Autriche)

16 La vignette autoroute pour circuler partout

En Slovénie, une fois qu’on a acheté sa vignette, on peut parcourir autant de kilomètres qu’on le souhaite sur les autoroutes slovènes. Cette vignette coûte 15€ pour une semaine, 30€ pour un mois, 110€ pour un an.  Bilan, on est bien loin des prix exorbitants des autoroutes françaises et c’est bien mieux aussi (En France, pour 15 euros, on fait moins de 200 km sur autoroute). Cela s’explique aussi par le fait que les autoroutes slovènes n’ont pas étaient privatisées (Enfin pas encore, je croise les doigts pour qu’elles ne le soient jamais mais mes doigts croisés n’y changeront rien).


  

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